Premier Jeu de Rôle par Forum Francophone se Basant sur le Thème de la Série TV Battlestar Galactica, Version '03.


 
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 Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ

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Elora Carrington
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MessageSujet: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Ven 21 Aoû 2015 - 20:33

Elora venait de quitter Sharon. Elles avaient bien discuter pendant un moment devant quelques bières au bar. Elle marchait dans les couloirs du Galactica à la recherche de la jeune femme détective. Elle avait entendu parler d’elle quelques heures auparavant. Alors qu’elle se trouvait à l’infirmerie. Heureusement, elle n’avait que des blessures superficielles. En effet, apparemment, une personne faisait un récemment des noms et des demandes des personnes qui avaient été sauvées. C’est tout naturellement, qu’Elora rechercha cette jeune femme pour lui demander si Bénédicte pouvait retrouver sa mère.

Mais il fallait quand même avouer que le Galactica était quand même un labyrinthe. Elle avait l’impression de tourner en rond depuis des heures. Elle était passer devant les vestiaires, puis les toilettes, les quartiers et même l’infirmerie. Elle commençait à désespérer lorsqu’elle tomba sur la salle de sport. Ce n’était pas encore l’endroit qu’elle cherchait. Elle commença à pester. Quand elle se rendit compte de la personne qui se trouvait entrain de soulever des altères.

Le lieutenant John Miller semblait en pleins exercices physiques. La pièce était vide, il n’y avait que lui. Elora s’arrêta au seuil de la porte, hésita à entrer dans la salle. Cet homme avait été si antipathique pendant le sauvetage, qu’elle avait presque envie de le fuir. Mais d’un autre coté, n’était-ce pas un genre qu’il se donnait. Il était possible qu’il faisait exprès d’être désagréable de cette manière personne ne venait l’embêter. Et par ailleurs cela lui évitait de s’attacher aux gens et de finir très déçu. Elle fronça les sourcils à cette idée. C’était peut-être une possibilité.  

Elle hésita encore une seconde puis se décida à le rejoindre. Après tout, il était pour l’instant la seule personne qui pouvait l’aider à s’y retrouver dans ce vaisseau. Elle aurait préféré demander à quelqu’un d’autre mais elle n’avait pas le choix. Depuis sa sortie de l’infirmerie, elle s’était changée et avait prit une douche. Elle avait légèrement attaché ses cheveux. Elle portait un jean et un petit chemisier qu’on avait bien voulu lui donner. Par chance c’était à la bonne taille. La fatigue se faisait quand même ressentir, mais elle n’avait pas envie de se reposer pour le moment. Elle tenait toujours son violon à la main.

-« Bonjour » dit-elle

Elle le regarda faire ses exercices. Comme elle s’y attendait c’est à peine si il lui adressa la parole. Elle décida alors d’aller s’assoir juste en face de lui malgré la gène qu’elle ressentit. Elle posa ses fesses sur le banc de musculation et l’observa. Elle ne dit rien de plus et attendit un petit moment. La jeune femme n’était pas pressée. Elle avait tout son temps. Il avait l’air de prendre un malin plaisir à faire poireauter la jeune femme. Décidément, il était mal élevé.

-«  J’aurais besoin d’un peu d’aide pour m’y retrouver dans les couloirs du Galactica. Mais je présume que vous n’êtes pas enclin à venir une seconde fois à mon secours. »

Décidément, il ne bronchait toujours pas.

-«  Dites moi, vous arrive-t-il de regarder en face les gens qui vous adressent la parole. Ou vous passez le plus claire de votre temps à les ignorer ? Car croyez moi, si vous voulez à ce petit jeu, il n’y a pas de soucis, je peux m’adapter. Mais cela serait quand même dommage ! »

Cependant, la jeune femme n’esquissa aucun geste et resta toujours assise sur son banc. Puis d’un coup, elle ouvrit la boite contenant son violon et dit :

-«Cela ne vous dérange pas si je joue un peu de musique. J’ai besoin de me détendre. Et puis cela mettra un peu d’ambiance dans cette pièce aussi glaciale qu’un iceberg. »


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Dernière édition par Elora Carrington le Sam 12 Sep 2015 - 8:26, édité 1 fois
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John Miller
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Sam 22 Aoû 2015 - 1:53

Miller allait prendre une bonne douche. A cette heure de service, il n'avait croisé qu'un costume bleu en train de se rafraîchir le visage. Celui-ci lui avait timidement dit bonjour, mais Miller n'avait rien répondu. Il entra dans une cabine, retira son t shirt et son pantalon, ses rangers puis son sous-vêtement, puis laissa l'eau chaude déferler sur son corps.  C'est avec difficulté qu'il se retint de laisser échapper un long soupir de soulagement. Cette douche il en avait rêvé depuis des heures, ses tours de gardes s'étant prolongé aujourd'hui. Il avait tout de même été boire un verre en douce au bar, et avait fini en hurlant au visage d'un pilote. De toute façon qui se fichait des marines ? Il n'y avait même pas de Capitaine des Marines en service en ce moment.
John pris le savon et le passa sur son torse, sur ses bras, dans sa nuque, laissant la mousse couler le long de son corps. Il augmenta encore la température de l'eau, il aimait ses douches biens chaudes. Il resta un moment, essayant de se relaxer, puis éteignit l'eau, et s'essuya avec sa serviette. Une fois plus ou moins sec, il enfila son t-shirt noir et son pantalon, après avoir enfilé son caleçon. Il allait devoir demander de nouveaux vêtements, ce t-shirt était une taille en dessous trop petit, cela lui moulant le haut de corps significativement.

Alors qu'il se dirigeait vers ses quartiers, il reconnu quelqu'un à l'angle d'un couloir. C'était cette femme qui était sur Caprica. Elle était au courant de ce qu'il s'était passé avec les civils. Elle ne savait pas que Miller avait appuyé sur la détente, mais elle savait qu'il ne les avait pas ramené. John pesta et fit rapidement demi tour, elle ne l'avait pas encore vu. Il chercha une issue, mais la porte la plus proche était la salle de sport. Qu'à cela ne tienne, Miller ne voulait pas avoir à faire à cette chieuse et se réfugia dans la salle. Les bruits de talons approchèrent. Nulle doute que c'était elle, et il n'aurait pas le temps de se jeter sur la porte d'entrée pour la verrouiller. Il pesta intérieurement et s'installa en moins de deux sur un appareil à soulever des altères, dos à la porte, et commença à les soulever pour passer inaperçu.

Pas de chance, la jeune femme entra. Miller révisa intérieurement son vocabulaire d'injures pendant qu'elle lui adressa la parole.

-« Bonjour »

Miller ne dit rien dans un premier temps, se contentant de soulever les altères dont les poids avaient été laissé par le précédent utilisateur. Un costaud apparemment, parce que John ne soulevait pas autant d'habitude. Il forçait sur les bras, il ne tiendrait pas longtemps comme ça. Espérant qu'elle s'en aille, il lui lança un bref :

-B'jour.

Mais elle ne s'en allait pas. En fait, elle s’avança dans la pièce d'un pas élégant, pour aller s'asseoir sur un banc en face de lui. Miller rageait intensément à l'intérieur mais ne laissait rien transparaitre. Il venait de se doucher et le voilà en train de soulever plusieurs dizaines de kilos. Aurait-il l'air crédible avec les vêtement et cheveux humides ? Oui, cela pourrait passer pour de la transpiration.

-«  J’aurais besoin d’un peu d’aide pour m’y retrouver dans les couloirs du Galactica. Mais je présume que vous n’êtes pas enclin à venir une seconde fois à mon secours. »

Cette fois ci, il ne répondit pas , continuant à soulever de la fonte, son t-shirt collé à son torse par l'humidité de la douche. Si il ne disait rien, elle allait bien finir par s'en aller, non ? Au pire, il passerait pour un trou du cul. Mais ça, Miller y était habitué, depuis tout jeune. Ses bras commençaient à tirer. Cela faisait un petit moment qu'elle était là et les poids étaient vraiment trop lourds. Même s'il n'y paraissait pas, Miller commençait à galérer sérieusement.

-«  Dites moi, vous arrive-t-il de regarder en face les gens qui vous adressent la parole. Ou vous passez le plus claire de votre temps à les ignorer ? Car croyez moi, si vous voulez à ce petit jeu, il n’y a pas de soucis, je peux m’adapter. Mais cela serait quand même dommage ! »

-Pas quand ils viennent m'emmerder durant mon exercice, m'dame.

Qu'est ce qu'il en avait marre de ce protocole, ce "m'dame", "ma'ame" ou "madame" réglementaire, qu'est ce qu'il en avait marre d'avoir gâché une douche à cause d'elle, et qu'est-ce qu'il en avait marre de cette chieuse !
Bouillonnant, il lâcha les altères et descendit de l'appareil pour se mettre à faire des pompes. Ses bras n'avaient pas eu le temps de se reposer mais au vu du poids sur la machine, c'était bien plus reposant de faire des pompes.

-«Cela ne vous dérange pas si je joue un peu de musique. J’ai besoin de me détendre. Et puis cela mettra un peu d’ambiance dans cette pièce aussi glaciale qu’un iceberg. »

Miller prenait vraiment sur lui pour le pas se lever pour lui prendre son violon des mains et l'envoyer valser. Il se dit qu'elle bluffait. Pendant qu'il montait, descendait, montait , descendait, il entendit la jeune femme ouvrir l’étui de son violon, et les premier crissement de l'instrument résonner dans la salle. Les premières notes tapèrent directement sur le système de Miller. Il ne connaissait pas ce style de musique, c'était moderne et presque déstructuré. Mais finalement, la mélodie était assez agréable à écouter une fois la barrière de l'inconnu franchie. Il continua longuement ses pompes, finissant par se caler sur le rythme du violon. Il aurait été dans un bon jour et dans une autre situation, il aurait presque pu trouver cela agréable. Mais là il se contentait de supporter ce crincrin provocateur. Au moment ou cela tirait trop sur ses bras, il profita de la remontée d'une pompe pour sauter légèrement et atterrir sur ses poings, continuant l'exercice, encore et encore. Il était habitué à s'arracher, à repousser ses limites. Des goutes commençaient à tomber de son front. Il aurait pu simplement se lever et partir, mais cela aurait été une forme d'abandon, de défaite. Il en était hors de question.

Au dehors de la salle, quelques pilotes et officiers étaient venus voir d’où venait la belle et surprenante musique. Mais voyant que Miller était à l'intérieur, ils se ravisèrent d'entrer. Les gens évitaient de rester seuls avec John, on racontait de drôles de choses à son sujet. Cela devait être un drôle de spectacle d'ailleurs, de voir une belle jeune femme jouer du violon à Miller pendant qu'il faisait des pompes.

Miller, continuait, allant de la lettre A à la lettre Z dans son vocabulaire des grossièretés, inventant au passage de nouveaux mots. Enfin, la musique se termina sans un dernier coup d'archet. Miller se releva alors d'un coup, face à Elora.

-Bon. Qu'est ce que vous me voulez ?

Il ne l'avait pas crié mais son ton laissait transparaitre sa colère. Si elle voulait vraiment simplement savoir son chemin, elle ne serait pas resté là pendant toutes ces minutes, elle aurait simplement été demander à quelqu'un d'autre. Elle voulait donc lui parler. D'un revers de la main, il essuya les gouttes qui perlaient sur son front.


Dernière édition par John Miller le Sam 22 Aoû 2015 - 19:35, édité 1 fois
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Elora Carrington
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Sam 22 Aoû 2015 - 7:59

Elora avant d’entrer dans la pièce de sport n’avait pas remarqué Miller qui était dans les couloirs, sinon il y ait de forte chance qu’elle ait fait demi tour. En effet, cet homme était odieux. Mais elle l’avait découvert entrain de faire du sport et de le voir soulever des altères lui avaient bien plus. Le jeux de ses muscles étaient quand même très très intéressant. Avec le bruit des altères, elle n’avait pas entendu le bref bonjour qu’il lui avait lancé. Sinon, elle n’aurait pas été aussi désagréable dans sa manière de parler.

Il fallait quand même avouer que la jeune femme faisait exprès de rester dans la pièce. Elle avait bien compris le caractère de l’homme. Et personne ne semblait l’apprécier réellement. En effet, lors de son passage au bar, elle avait bien remarqué que tout le monde l’avait fuit. Elle avait envie de le dérider même si elle allait en prendre plein la figure. Il fallait se le dire, cela l’amusait fortement. Même si elle risquait de le regretter. Car la réaction de Miller était imprévisible.

Elle remarqua immédiatement qu’il transpirait et même que son t-shirt lui collait le torse et qu’il lui était trop petit. Au grand plaisir de la jeune fille. (^^)Mais jamais, elle n’aurait pu imaginer qu’il venait de s’installer aux altères et commençaient seulement à faire du sport. Elle pensait que cela faisait un moment qu’il était là. Elle parlait mais il ne semblait toujours pas enclin à lui adresser la parole. Cela l’amusait fortement et elle décida de ne pas lâcher le morceau. Elle avait bien l’intention de le dérider.

Elle l’avait cherché, il lui répondit sèchement. Après tout, il ne répondait qu’à la manière dont celle-ci lui avait adressé la parole. Mais elle avait toutefois réussi à lui faire dire quelques mots. Elora était donc sur la bonne voie. Satisfaite, elle esquissa un léger sourire et enchaina :

-«  J’ai horreur du madame. J’ai l’impression d’être une mémé quand vous m’appelez comme cela. Sauf si c’est l’intention que vous voulez me faire avoir. Vous savez mon prénom c’est Elora. Vous pouvez m’appeler ainsi si vous le désirez ou bien ne pas m’appeler du tout. Car le madame c’est vraiment trop pompeux. »

Elora voyait bien à l’expression de Miller qui bouillait intérieurement de rage. Elle n’avait pas encore réussi à le faire sortir de ses gongs mais elle n’en était pas loin. Elle se mordille la lèvre inférieure. Elle allait finir par y arriver. Cependant, elle ne connaissait pas vraiment les conséquences qui pouvaient en décoller.

La jeune femme avait aussitôt fermé les yeux lorsqu’elle avait commencé à jouer de l’instrument. Elle se laissa submergée par la mélodie. Elle n’entendait plus ce qui se passait dans la pièce. Elle n’avait que la musique au fond de son âme. Elle ne remarqua pas alors que John c’était calmé et qu’il faisait son sport au rythme de la musique. Elle se sentait bien, légère. Après l’épreuve qu’ils avaient tous subis, elle avait l’impression d’être de nouveau à la maison, au bord de la mer.

Elora ne remarqua pas les gens qui auraient aimé entrer dans la pièce, et ni les murmures. John les faisait fuir comme si c’était la peste. Elle ne pensa même pas qu’on allait parler de la jeune fille qui jouait du violon alors que Miller faisait du sport. Cela risquait de jaser, mais Elora n’en subirait pas les conséquences. Personne ne savait qui elle était sauf Kate et Sharon. Les dernières notes de musique résonnèrent dans la pièce. Elora ne remarqua même pas que Miller s’était remis sur ses jambes. C’est seulement au ton de sa voix, qu’elle se rendit compte qu’elle n’était pas toute seule. Une fraction de seconde, elle l’avait oublié.

Surprise, elle regarda John et perdit son beau sourire de plénitude et soupira. Cela lui apprendra à jouer avec des personnes odieuses. Elle se leva à son tour. De ses yeux bleus, elle le regarda. Elle prit une profonde inspiration et elle allait lui adresser la parole lorsqu’elle fit demi tour et se pencha vers l’étui de son archer. Elle caressa de la main de velours, s’arrêta vers les coutures, se disant que son secret était bien gardé. Et elle reposa son violon dans la boite et en referma le couvercle. Il n’avait pas subit de dommage pendant sa course sur Caprica. Elle en était soulagée.

Elle avisa une serviette sur un banc de musculation. Elle la prit et la lança à Miller. Ce n’était pas la peine de faire dans la bien séance, il ne comprendrait pas.

-«  Je pense que vous avez un peu de sueur sur votre front. J’espère que la musique vous a plu. Pour moi, elle a été très salvatrice. J’en avais bien besoin pour me ressourcer un peu. »

Elle soupira de nouveau.

-« Je vois que je vous dérange. Je n’ai pas fais exprès de venir vous importunez pendant votre séance de sport. Mais je dois dire qu’au début je cherchais un endroit particulier et une personne particulière . C’est alors que je vous ai vu et comme je commençais à en avoir marre de tourner en rond. Je me suis dis que je pouvais venir vous voir. Certes j’avais oublié que vous étiez désagréable. »

Elle l’observa encore un instant pour déchiffrer ses réactions. Il était là en fasse d’elle, bien plus grand . Elle ne savait pas comment elle devait réagir et ce qu’elle devait dire. Le plus simple aurait été de prendre ses jambes à son cou. Mais elle ne le ferait pas. Elle aurait perdu alors la bataille. Son père lui avait toujours dis qu’il fallait persévérer.

-«  J’espère que la musique vous a plus ? »

Elle ne s’attendait toujours pas à une réponse et préféra enchainer. Même si elle avait réussi à le faire parler, elle ne tenta pas le diable et continua sa diatribe. Puis spontanément, elle s’approcha de lui et déposa un rapide baiser sur la joue du jeune homme. Et tout en faisant demi tour pour ramasser son violon, elle ajouta :

-«  Malgré votre caractère, merci de nous avoir sauver et de nous avoir secouer pour que l’on reste en vie. »

Elle avait failli ajouter « Presque nous avoir tous sauver », mais elle s’était ravisée. Si elle arrivait à le faire dérider c’était déjà bien. Elle se retourna une nouvelle fois vers lui et lui lança un léger clin d’œil et sourire avant de s’avancer vers la sortie.

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John Miller
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Sam 22 Aoû 2015 - 20:28

Pendant qu'il reprenait son souffle et attendant une réponse de la jeune femme, elle se leva pour ranger son violon. Puis elle attrapa une serviette qu'elle lança à Miller. Il l'attrapa au vol et essuya sa transpiration sur son front.

-«  Je pense que vous avez un peu de sueur sur votre front. J’espère que la musique vous a plu. Pour moi, elle a été très salvatrice. J’en avais bien besoin pour me ressourcer un peu. Je vois que je vous dérange. Je n’ai pas fais exprès de venir vous importunez pendant votre séance de sport. Mais je dois dire qu’au début je cherchais un endroit particulier et une personne particulière . C’est alors que je vous ai vu et comme je commençais à en avoir marre de tourner en rond. Je me suis dis que je pouvais venir vous voir. Certes j’avais oublié que vous étiez désagréable. »


Elle le scruta un instant. John en profita un instant pour regarder ce joli visage et essayer de comprendre son petit jeu. John était captivé par ses yeux et sa bouche joliment mis en valeur avec du rouge à lèvre. Alors qu'il s'apprêtait à lui répondre une politesse, elle le coupa en continuant :

-«  J’espère que la musique vous a plus ? »

A sa grande surprise, elle s'approcha et lui embrassa la joue. Miller se glaça, complètement stupéfait. Elora elle, se retourna pour ramasser son violon et en le remerciant pour ce qu'il s'était passé sur Caprica. Elle se dirigeait à présent vers la sortie. Miller n'avait pas bougé, essayant de comprendre ce qu'il s'était passé. Ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas senti des lèvres sur son corps. Et c'était si, inattendu, si insolite .. Alors qu'elle arrivait à la porte, il se réveilla et couru jusqu'à elle, plaçant son corps en travers d'elle et la porte. A quoi était-elle en train de jouer ? Menait-elle une enquête ? John avait le cerveau complètement retourné, il ne devait pas la laisser s'en sortir comme ça et essayer d'en savoir plus.
Il fit un effort surhumain pour essayer de décrocher un petit sourire en coin, essayant d'arriver à ses fins.

-Hééé ... Attendez un peu. Vous venez me jouer du crincrin pendant que je m'entraîne, vous me faîtes la morale et vous tentez de partir ? Vous êtes sûre que vous cherchez votre chemin ou vous jouez à me taper sur les nerfs ?


Il approcha doucement son visage, souriant maintenant de toutes ses dents, murmurant presque :

-Parce que c'est réussi.

Ne voulant pas la faire paniquer, il s'écarta du chemin, et s'appuya contre un mur, toujours souriant.

-Vous savez quoi ? Restez encore peu, si vous le voulez. Vous auriez bien besoin de vous entraîner un peu, au cas ou vous croiseriez de nouveau des toasters.

A côté de lui, un casier. A l’intérieur, le double débardeur gris et marron habituel que portaient les pilotes et les marines. Il l'attrapa et le lança vers la jeune femme, en se dirigeant vers une machine avec une barre reliée à un câble, qui permettait de soulever des poids dans le dos de l'utilisateur. D'un regard, il l'invita à s'y asseoir et essayer sous son regard amusé.
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Elora Carrington
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Dim 23 Aoû 2015 - 6:44

Hj : Cela va être dur de répondre. Tu me donnes du fil à retordre là ^^ Suis-je censée rester ou prendre mes jambes à mon cou ^^

Quelques instants, ils se regardèrent sans dire un mot. Elle sentit son regard se poser sur ses lèvres. Etrangement, elle fut mal à l’aise. Elle avait peut-être provoqué quelques choses qu’elle ne voulait ou ne savait pas trop comment gérer. Elle était à la fois intriguée par le personnage qui se trouvait en face d’elle et apeurée. Elle avait du mal à comprendre ce qu’elle ressentait. Les paroles de Sharon lui revinrent en mémoire. « Je pense que ce n'est pas un homme bon...Elora Il pourrait te blesser ». Il était probable que le Lieutenant Boomer ait raison, mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être fascinée par cet homme.

Bien évidemment, les conseils de la jeune pilote de rapace, lui passèrent au-dessus de la tête et spontanément, elle avait embrassé Miller sur la joue. Elle ne remarqua pas sa réaction, elle s’était retourner pour prendre son violon et se dirigeait vers la sortie. C’est alors qu’elle l’entendit courir derrière elle. Cela aussi, elle ne s’y était pas attendu. C’est alors qu’il l’empêcha de sortir de la pièce en se plaçant devant la sortie. Elora sursauta et fit un pas en arrière. En trente seconde, elle vit le visage de Sharon se dessiner devant ses yeux.

Les autres paroles de Boomer raisonnèrent alors dans ses oreilles : « Ce que je sais, c'est que tu aurais pu mourir si je ne l'avais pas dissuader de te prendre dans son groupe...Tu ne serais pas revenue. Comme les autres.... » Le sourire en coin de Miller ne dit qu’aggraver le malaise d’Elora. Elle recula encore d’un pas en arrière. Il n’y avait pas d’autre sortie que la porte qu’il bloquait. Nerveusement, elle se mordit la lèvre inférieure et se dit qu’elle était dans de sales draps. Elle avait provoqué quelque chose, qu’elle ne pouvait pas contrôler.

C’est alors qu’il vida son sac. Elle avait bien compris qu’elle l’avait bien et largement embêté, dérangé, gêné, agacé. Toute penaude, elle baissa légèrement les yeux. Elle battait en retraite. Son père n’aurait certainement pas apprécier son attitude et l’aurait poussé à affronter la situation. Mais était-elle de taille à l’affronter ? Elle se le demandait vraiment. Il était bien plus fort qu’elle et maitrisait l’art du combat. Elle, elle s’avait à peine courir. Cela n’allait certainement pas l’aider. Elle déglutit péniblement et lui répondit en relevant de biais ses yeux.

-«  Je suis vraiment désolée, de vous avoir importunée. J’avais vraiment besoin d’aide pour retrouver mon chemin, mais votre réaction et peut-être mon comportement, m’ont fait agir de manière fort désagréable. Habituellement, je n’agis pas de la sorte, mais je dois dire que la fatigue, la dispute aux bar avec le Lieutenant Valerii et réaction ici, m’ont fait avoir des réactions qui ne me ressemblent pas. Et je suis de plus navrée que mon crincrin vous ai fait mal aux oreilles » dit-elle en serrant le plus fort possible son étui à violon.

Elle déglutit avec peine et une légère rougeur s’installa sur ses joues pâles comme la neige. C’est alors qu’il se pencha vers elle l’obligeant à rentrer sa tête dans ses épaules et de baisser d’autant plus son regard vers le bas. Une légère larme coula sur son visage. Mais elle ne fit aucun mouvement pour l’essuyer. Elle avait compris le personnage et l’éviterait le plus possible dorénavant. Enfin, si elle arrivait à sortir indemne de la situation. Elle murmura quelques choses d’incompréhensibles à l’oreille de Miller. Mais en fait, elle voulait juste s’excuser.

C’est alors qu’il lui fit place en dégageant la sortie. Elora se sentit légèrement soulagée. Mais même si elle voulait franchir le seuil, il avait la possibilité de la rattraper. C’est à peine si elle osa le regarder et fit quelques pas vers la sortie. Elle sentait son regard posé sur elle. C’est alors qu’il lui proposa de rester encore un peu. Surprise, elle se retourna vers lui et l’observa attentivement. Etait-il sérieux ou bien la faisait-il marcher ? Il voulait lui donner un cour de sport ! Ou alors souhaitait-il la mettre dans une position inconfortable ? Quelques minutes auparavant il désirait qu’elle s’en aille et maintenant, il voulait qu’elle reste ! Ce n’était à plus rien y comprendre. Elle fronça les sourcils et observa la machine qu’il avait utilisé quelques minutes auparavant.

Elle ne bougea toujours pas. C’est alors qu’il lui balança un débardeur trouvé dans un casier. Elle l’attrapa et le regarda du bout de ses doigts. Elle haussa un sourcil, tout en se demandant depuis combien de temps se trouvait-il dans le casier. Elle reporta son regarda sur Miller et l’observa davantage. Il avait l’air des plus sérieux. Il s’était déjà dirigé vers une machine dont Elora ne connaissait même pas le fonctionnement. Elle ne venait vraiment pas du même monde que lui. Elle n’avait jamais fais de sport physique à ce point. Elle observa le t-shirt et puis John. Elle ne se changerait certainement pas devant lui. Mais la question ne l’avait certainement pas effleuré. Il devait être habitué aux officiers qui devaient le faire. Mais pour une civile, la question était tout autre. Il rêvait.

La jeune femme avait bien remarqué le regard amusé de Miller.

-«  Si je comprends bien, vous me mettez au défit de vous faire voir que je suis capable d’échapper aux boites de conserves sans votre aide, c’est cela ? J’espère bien ne plus avoir affaire à eux avant un très bon bout de temps. »

Elle avait repris un peu d’assurance, mais elle ne comptait certainement pas se mettre plus en danger qu’elle n’était. Car réellement, dans la position ou elle devrait se trouver pour faire les exercices sportifs, elle aurait été en danger. Il aurait été en position de force.

-«  Je crois bien que je vais décliner votre invitation pour cette séance de sport. Croyez moi, je préfère largement jouer du violon ou à une autre époque, faire du cheval ou de la danse. J’ai bien peur que nous ne venons pas du même monde, Lieutenant Miller. » dit-elle en faisant légèrement la moue.

Heureusement que son père n’était pas là, il aurait eu une crise cardiaque !

-«  Et puis si vous vous imaginez que je vais me changer devant vous, vous rêvez !! » dit-elle en le fixant de ses yeux lapis lazuli.

Il ne devait pas gagner. Sharon avait raison quand même, elle devait se méfier de cet homme, aussi beau soit-il ! Elle s’avança alors vers lui et lui tendit son t-shirt.

-«  Et faut être franche, je doute de la propreté de ce vêtement !! » dit-elle avec un petit sourire moqueur.

Elle soupira puis enchaina :

-«  Vous savez, je me moque de savoir ce qui s’est passé sur Caprica. Je m’interroge, c’est tout ! Je l’avoue car comme me l’a dit le Lieutenant Valerii, elle vous a dissuadé de me prendre dans votre groupe. Ce que je lui en remercie car il est fort probablement que je ne pourrai pas discuter en ce moment avec vous. Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est pourquoi personne n’est revenu hormis vous. »

Avant qu’il se mette en colère contre elle, comme il avait fait au bar avec sa collègue, elle enchaina :

-«  Ne pensez pas que je fais une enquête ou quoi que ce soit, c’est juste et réellement une question qui me perturbe. Mais je me doute que vu les cylons qu’il y avait la situation devait être difficile. Ils avaient plus d’armes que vous. Et sachez que je ne suis qu'une simple étudiante perdue sur un grand vaisseau de guerre. »

Elle le regarda droit dans les yeux pour lui montrer qu’elle était sincère.

-«  Je ne vous poserai plus la question, ni à vous et ni à quelqu’un d’autre. Je vous en donne ma parole. Les choses sont faites. Les cylons nous ont décimés. Nous avons perdu cette bataille. Je m’excuse encore de vous avoir importuné et vous avoir fait douté de mes intentions. Je ne cherchais vraiment pas à vous déranger. » dit-elle. «En tout cas, j’espère quand même que vous avez profitez de la musique. »

Elle le regarda, attendant une réaction. En fait, elle avait envie de fuir et rester à la fois. Elle ne savait vraiment plus comment réagir.

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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Lun 24 Aoû 2015 - 23:34

John était un peu déçu, il semblait que cette jeune femme n'était pas aussi drôle que ce qu'il pensait. Elle avait failli se mettre à pleurer alors qu'il lui parlait normalement, qu'il consentait enfin à desserrer la mâchoire après toutes ses provocations. John savait bien qu'il n'était pas vraiment compatible avec les autres gens, mais c'était peut-être un peu exagéré.

-«  Je suis vraiment désolée, de vous avoir importunée. J’avais vraiment besoin d’aide pour retrouver mon chemin, mais votre réaction et peut-être mon comportement, m’ont fait agir de manière fort désagréable. Habituellement, je n’agis pas de la sorte, mais je dois dire que la fatigue, la dispute aux bar avec le Lieutenant Valerii et réaction ici, m’ont fait avoir des réactions qui ne me ressemblent pas. Et je suis de plus navrée que mon crincrin vous ai fait mal aux oreilles »

-Ce qui s'est passé au bar était un peu brusque, mais ne faites pas l'erreur de croire que ce qui s'est passé sur Caprica ne m'a pas affecté psychologiquement. Faire des sous-entendus devant moi alors que je viens à peine de perdre une demie-douzaine de civils sous mes yeux, je ne le tolère pas. Et en passant, j'ai trouvé votre musique plutôt agréable. Ça m'aidait à rythmer mes pompes.

Quand Miller lui lança le débardeur, la jeune femme avait l'air de trouver le vêtement un peu douteux. Peut-être pas assez classe à son goût ? Cela l'amusa tout de même, il voulait vraiment essayer de partager un moment, peut-être lui faire comprendre que des actions sur le terrains qui requièrent une certaine force physique et un entraînement ne sont pas si facile que ça. Il se dirigeait donc vers la machine et attendait Elora, qui ne semblait visiblement pas avoir envie de bouger.

-«  Si je comprends bien, vous me mettez au défi de vous faire voir que je suis capable d’échapper aux boites de conserves sans votre aide, c’est cela ? J’espère bien ne plus avoir affaire à eux avant un très bon bout de temps. Je crois bien que je vais décliner votre invitation pour cette séance de sport. Croyez moi, je préfère largement jouer du violon ou à une autre époque, faire du cheval ou de la danse. J’ai bien peur que nous ne venons pas du même monde, Lieutenant Miller. »

Miller leva un sourcil. Encore un échec de communication.

-«  Et puis si vous vous imaginez que je vais me changer devant vous, vous rêvez !! »

John éclata de rire. Un rire franc, pas malsain comme il en avait l'habitude. Ça faisait du bien, cela faisait un long moment qu'il n'avait pas ri.

-«  Et faut être franche, je doute de la propreté de ce vêtement !! »

Miller apprécia quelques instant le sourire de son interlocutrice, même s'il avait l'air un peu ironique sur les bords. Il lui rendit alors son sourire, un sourire franc, s'asseyant sur l'appareil qui n'avait pas l'air de séduire la jeune femme. Il avait du battre son record de sourire annuel en une journée.

-Vous savez, avec toutes les militaires du vaisseau, j'ai l'habitude. C'est pas vous qui allez me choquer, avec tout mon respect. Et les vêtements sont lavés tous les jours dans les laveries du Galactica.

-«  Vous savez, je me moque de savoir ce qui s’est passé sur Caprica. Je m’interroge, c’est tout ! Je l’avoue car comme me l’a dit le Lieutenant Valerii, elle vous a dissuadé de me prendre dans votre groupe. Ce que je lui en remercie car il est fort probablement que je ne pourrai pas discuter en ce moment avec vous. Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est pourquoi personne n’est revenu hormis vous. Ne pensez pas que je fais une enquête ou quoi que ce soit, c’est juste et réellement une question qui me perturbe. Mais je me doute que vu les cylons qu’il y avait la situation devait être difficile. Ils avaient plus d’armes que vous. Et sachez que je ne suis qu'une simple étudiante perdue sur un grand vaisseau de guerre. »

Elle le regarda alors droit dans les yeux pour lui montrer qu’elle était sincère. John scruta son regard, et y voyait en effet de la sincérité. Mais aussi une certaine appréhension.

-«  Je ne vous poserai plus la question, ni à vous et ni à quelqu’un d’autre. Je vous en donne ma parole. Les choses sont faites. Les Cylons nous ont décimés. Nous avons perdu cette bataille. Je m’excuse encore de vous avoir importuné et vous avoir fait douté de mes intentions. Je ne cherchais vraiment pas à vous déranger. En tout cas, j’espère quand même que vous avez profitez de la musique. »

Miller sentait qu'elle allait partir, effrayée. Mais il n'en avait pas envie. Il ne voulait plus la retenir pour cette histoire du Caprica. Si elle lui disait qu'elle passait à autre chose, John la croyait. Mais ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu une conversation avec une civile. Celles de militaires se résumaient souvent à des blagues de cul, et puis parler boulot. En plus, la plupart des militaires l'évitaient autant que possible. John ne les blâmait pas, il n'avait pas vraiment fait grand chose pour changer cette réputation. Et puis il aimait qu'on lui foute la paix. Mais cette jeune femme avait eu le don de le calmer, voire même de l'apaiser. Il avait apprécié échanger ces quelques phrases avec elle.

Il se rendait donc bien compte qu'il allait devoir faire une sorte de mea culpa, ce qu'il n'avait clairement pas pour habitude de faire. John ne se rappelait pas si il en avait déjà fait un. Il regarda donc le bout de ses rangers un moment, le temps de trouver les mots. Ça n'était pas son fort.

-Hum écoutez ... Mademoiselle Carrington, Elora, c'est ça ? Je n'ai pas cherché à vous faire peur ou être trop désagréable. Vous êtes charmante et je n'ai pas voulu vous mettre mal à l'aise. C'est juste que ... je ne suis pas vraiment doué dans la communication. Ce qui passé sur Caprica était de la folie pure. On est tombé dans une embuscade, personne ne pouvait le prévoir, la voie avait l'air dégagée. J'ai fais ce que j'ai pu pour essayer de les sauver, mais ils n'étaient juste pas assez entrainé et n'ont eu les bons réflexes.

Il marqua un temps d'arrêt. Il se devait de clarifier sa pensée sur Caprica. Il la regarda brièvement, essayant de décrypter sur ce joli visage ce qu'il se passait dans ses pensées. Il avait menti, mais avait été plus que sincère dans la désolation qu'il ressentait. Pendant sa carrière de flic, il avait tué des gens, violenté des innocents ... mais jamais tué quelqu'un qui ne le méritait pas. Sur Caprica, il en avait tué 6 d'un coup. Ce qu'il s'apprêtait à dire avec un peu d'émotion était sincère.

-A chaque fois que je ferme les yeux, je revois la dernière expression que le vieil homme avait sur le visage avant de se faire descendre par les toasters. Elle est imprimée dans mon esprit, et je ne peut pas l'oublier. Je ne sais pas si je pourrais l'oublier. Je sais que c'est ma faute si sa femme est à présent veuve. Je sais que j'ai fait un excès de zèle en les séparant. Mais maintenant je dois vivre avec, et le poids de la culpabilité est déjà bien assez terrible pour qu'on sous entende que j'ai fui sans essayer de les sauver. C'est pas facile de vivre avec ça, je vous assure.

Il avait été le plus sincère du monde, en essayant simplement pas d'avouer son sextuple meurtre. Elle avait raison, c'était du passé, et rien ne pourrait le changer. Il ne faudrait cependant plus que ça arrive. Il essaya de sourire de nouveau à la jeune femme mais celui ci était beaucoup moins convainquant, un peu plus triste. Il ne voulait pas qu'elle parte. Cela faisait trop longtemps qu'il n'avait pas parlé, pu s'ouvrir à quelqu'un.

-Je vous apprécie. Vous êtes juste et franche, et c'est quelque chose qui se fait de plus en plus rare, surtout qu'on n'est plus qu'une poignée maintenant. Est-ce que vous voulez que je vous fasse visiter le vaisseau ? Ou peut-être aimeriez vous jouer encore un peu ? J'ai trouvé votre style agréable et intriguant.

Il venait de s'ouvrir comme il ne s'était jamais ouvert à personne en 40 ans. Même à ses propres parents. La fin de l'humanité avait de quoi changer un homme, mais cette femme aussi.
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Elora Carrington
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Mar 25 Aoû 2015 - 10:33

Elora n’avait pu s’empêcher de verser une larme. La fatigue, la tension de la journée et l’affrontement qu’elle avait provoqué avec Miller avait une raison d’elle. Après s’il ne pouvait pas comprendre, elle s’en moquait complètement. Même si elle venait d’affirmer qu’elle s’excusait. Elle n’avait pas voulu le déranger certes mais étrangement, elle agit différemment de d’habitude.

Etait-ce le fait de se retrouver seule, loin de chez elle ? Peut-être ! Sa famille lui manquait, ses habitudes et amis aussi. Enfin de compte c’était l’univers de tout le monde qui était bouleversé. Certains s’en sortiraient plus facilement que d’autre. C’était comme cela ! Alors qu’il parlait de la bagarre qu’il y avait eu lieu au bar, Elora rougit de honte. Effectivement, elles avaient parlé d’un homme qui se trouvait non loin et qui pouvait les entendre. Du coup, la remarque concernant sa musique, elle n’en fit même pas cas.

Elora ne voulait pas faire de sport. Elle détestait cela au plus au point. Et ce n’était certes pas le vêtement qu’il lui proposait qui la gênait. Le vêtement était tout à fait correcte mais ce qui l’embêtait vraiment c’était de connaitre la propreté du débardeur. Elle n’avait pas pour habitude de porter quelques choses s’en l’avoir lavé elle-même. Mais à bien reconsidérer les choses, ce qu’elle portait actuellement lui avait été prêté. Donc cela revenait au même que pour cet habit de sport. Alors qu’elle était entrain de lui dire qu’elle ne se changerait pas devant lui, il rit de bon cœur. Surprise par sa réaction, elle le regarda un peu perplexe. Puis un autre sourire apparu sur les lèvres de l’homme.

Décidemment, son comportement était entrain de changer et du coup il laissait la jeune femme un peu perdu. Il avait l’air de se dérider mais du coup Elora n’avait plus de défenses et ne savait plus comment réagir. Elle était perdue. C’est alors qu’il lui dit qu’elle pouvait se changer devant lui. Il avait l’habitude. Rougissant de plus belle, elle se demandait s’il était vraiment sérieux. Elle le regarda attentivement et se rendit compte que oui. Du coup, un peu plus timide, elle baissa son regard avant de lui répondre.

-« Veuillez m’excuser mais j’ai quand même ma dignité. Pour vous c’est normal, mais pas pour moi ! »

Elora ne se rendait pas compte que Miller changeait et qu’il avait aimé discuté avec elle. Enfin, de compte elle était plus douée qu’elle ne le pensait. Elle remarqua sa légère gêne. Il semblait chercher ses mots. Ses chaussures devaient être de bonnes muses pour trouver l’inspiration. Puis c’est alors qu’il lui parla de Caprica. Elle hochait de la tête alors qu’il l’appelait par son prénom, l’encourageant ainsi à continuer. Elle l’écouta tout en restant de marbre. Elle ne montra aucune émotion. Elle l’écouta et ne le jugea pas. Il se confiait, elle n’allait certainement pas l’interrompre. Enfin de compte, Elora n’était pas di nulle en communication.

Elle comprit par la suite qu’il parlait du mari de la vieille femme. Il s’en voulait qu’il soit mort et même de les avoir séparé. Il avait l’air vraiment sincère. Elora ne douta pas instant des paroles de John. Pourquoi l’aurait-elle fait ? après, il était possible que les toasters les aient décimé. Mais c’était quand même étrange. Elle y repenserait certainement de temps en temps. Le sourire de John la réconforta dans ses pensées. Il semblait vraiment désolé.
Elora s’était rapprochée de lui et avait posé sa main sur l’épaule de John. Elle était fine et semblait aussi délicate. Comme la musique qu’elle pouvait jouer.

C’est alors qu’il lui fit quelques compliments et elle rougit de plus belle, tout en retirant sa main. Maintenant il désirait faire la causette avec elle,  voir même lui faire visiter le vaisseau. Elle fut d’autan plus surprise car, cela risquait de jaser. Personne ne connaissait le Miller qui se trouvait en face d’elle. Et pour le moment, elle ne voulait pas que les gens le voient ainsi. Il pouvait être plus vulnérable et ses collègues de travail risquaient de s’en servir contre lui. Et elle doutait alors de la réaction de John, en pensant à celle au bar. Pour le moment, elle préféra rester sur place. Peut-être qu’elle ferait alors un peu de sport ?

Elle le regarda dans les yeux et sourit malicieusement. Elle fit demi tour et se dirigea vers la sortie. Partait-elle sans lui dire au revoir ? Mais non ! Elle referma juste la porte de la salle de sport. Elle ne voulait pas que des passants s’arrêtent. Elle ne voulait pas qu’on voit le Miller qu’elle avait en face d’elle. Elle préférait garder ce qu’elle voyait à l’heure actuelle pour elle toute seule. Elle se retourna alors vers lui et sourit.

-«  Voilà ce que je vous propose. Je vous joue un autre morceau et vous vous me faites voir comment marche une de ses machines. Mais attention, je ne dois nullement me faire mal aux poignets et aux doigts sinon, je ne pourrais plus jamais interpréter un morceau sur le violon que ma grand-mère m’a offert lorsque j’étais petite. »


Elle revint vers John et posa son étui. En quelques minutes, elle ressortit son archer de sa boite et s’installa pour jouer un petit morceau. Les yeux fermés, le visage concentré, elle n’entendait plus que sa musique. Rien, ne pouvait la déranger lorsqu’elle jouait. Il pouvait même y avoir une explosion qu’elle ne s’en rendrait pas compte.



Après quelques minutes de musique, Elora rouvrit les yeux et abaissa son archer. Elle sourit à John et l’interrogea du regard. Elle espérait que le morceau qu’elle venait de jouer lui avait plu. Elle reposa alors son instrument et attrapa le débardeur qu’il lui avait passé quelques minutes auparavant. Toujours douteuse de sa propreté, elle fit une légère grimace mais prit sur elle. Elle regarda John et lui dit :

-«  Je vous serai gré de vous tourner, le temps que je change de haut. » dit-elle d’un air sérieux.

Elora se tourna, montrant ainsi son dos à John et défit le chemisier qu’elle portait pour passer l’autre haut. Cela ne lui plaisait guère de se changer de la sorte mais elle prit sur elle. Après avoir replié soigneusement son précédent haut, elle se plaça devant John et attendit ses instructions.

-« Alors ? »

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John Miller
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Jeu 27 Aoû 2015 - 13:45

Alors que John vidait son sac, Elora s'était approché de lui. Elle s'assit sur le banc à coté de lui. John apprécia sa sympathie. Elle lui posa une main amicale sur l'épaule. Tout ce qui touchait son épaule en ce moment, c'était ses coéquipiers pendant les interventions pour lui signifier qu'ils étaient bien derrière lui. Un frisson lui parcouru alors l'échine, assez inhabité à ce genre de contact. Il avait déjà eu des aventures sur Caprica, il savait ce qu'était le contact d'une femme. Seulement, ces contacts étaient souvent tarifés, simulé. Là, c'était une vrai preuve de sympathie. Sincère. John ferma les yeux quelques instants, et continua à parler.

Ce qu'il lui disait avait l'air de faire mouche. Elle sentait sa sincérité, John avait l'impression d'avoir une vraie discussion. Il sentait de la compassion dans son regard, sa manière de se pincer les lèvres à certains propos, des petits hochement de tête, ... Quand Miller en eut fini, Elora lui offrit un beau sourire malicieux, les yeux pétillants. Qu'allait-elle faire ? Elle se leva, puis alla fermer la porte de la salle de sport. Elle revenait, toujours avec son beau sourire, rien que pour lui maintenant.

-«  Voilà ce que je vous propose. Je vous joue un autre morceau et vous vous me faites voir comment marche une de ses machines. Mais attention, je ne dois nullement me faire mal aux poignets et aux doigts sinon, je ne pourrais plus jamais interpréter un morceau sur le violon que ma grand-mère m’a offert lorsque j’étais petite. »

La douce mélodie débuta, se propagea et résonna alors dans la salle à l'acoustique appropriée. Miller s'allongea sur un banc de musculation des jambes, les mains en soutenance derrière la tête et écouta la belle jouer de son précieux instrument. Sa connaissance musicale était assez limitée à la musique classique, mais ceci n'en était pas. Cette jolie complainte à corde venant s'insinuer dans son esprit, caresser son cerveau et ressortait par l'autre oreille, emportant avec elle toute les mauvaises tensions. Des frissons parcouraient sa peau alors que lui aussi fermait les yeux. Le flux musical les connectait, tous deux les yeux fermés. Le temps semblait s'être arrêté et à la fois passer à toute vitesse autour d'eux. Hors du temps et de l'espace, cette petite salle du Galactica était à des milliers d'années lumières de sa position originale. C'était un autre univers.

Dans quelques derniers frottements, la musique s'arrêta langoureusement. Miller garda les yeux fermés un bon moment, laissant les dernières notes résonner dans son esprit. Puis, il ouvrit les yeux. Toujours allongé, il regarda le plafond quelques instants en applaudissant lentement, le sourire aux lèvres.

-Magnifique.

Il se redressa alors sur son banc, regardant la belle violoniste. Tout sourire il la regarda dans son ensemble, son instrument et elle. Elle était gracieuse. John se racla la gorge, essayant tout de même de ne pas céder à la maladie des fleurs bleues. Malgré tout, le stress permanent et la colère qui l'habitait était partis. Il lui souri encore.

-Depuis combien de temps pratiquez vous ? Vous avez des doigts en or. Vous devriez organiser un concert pour l'équipage un jour, dit-il avec un sourire malicieux.

Puis il se leva, l'écoutant répondre. Il s'étira les bras, se sentant dans un état de relaxation satisfaisant. Puis la jeune femme attrapa le débardeur, en grimaçant ostentatoirement. John souri en coin.

-Je vous assure qu'il est propre et frais de ce matin.
-«  Je vous serai gré de vous tourner, le temps que je change de haut. »

Miller pivota sur lui même et regarda le mur face à lui. Il n'avait pas vraiment fait un demi tour, mais plutôt un quart de tour. La jeune femme femme débouta son chemisier et le retira. John ne pu s'empêcher de jeter un rapide coup d’œil, le temps d'une seconde. Son dos était pâle, tout comme son visage. Mais il aimait ça, trouvant qu'elle avait la même couleur de peau que les gens d'Aquaria. Peut-être venait-elle de là bas ? Durant cette unique seconde, ses yeux ne purent s'empêcher de parcourir la courbe de son dos. Elle était définitivement très jolie. Mais voulant respecter son intimité, il détourna immédiatement les yeux, regardant le mur devant lui.
Finalement, la jeune femme se leva et s'approcha de lui, attendant des instructions.

D'un signe de tête amical, il l'invita à se rapprocher de la machine. Celle ci se présentait comme un dossier penché en arrière, avec au pied une plaque métallique. Il suffisait de placer ses deux pieds sur la plaque et de pousser jusqu'à tendre ses jambes, et les ramener vers soit. Miller placerait alors des poids qui rendraient plus ou moins difficile la pression sur la place.

-C'est très simple Elora, allongez vous sur le dossier juste ici. Placez vos pieds sur la plaque, comme ça. Voilà. Maintenant vous appuyez avec vos pieds sur la plaque jusqu'au bout. C'était simple non ? C'est parce qu'il n'y avait pas encore de poids
, dit John tout sourire.

Il se baissa pour attraper deux petits poids, qu'il enfila sur une barre au pied de la machine. Cela rendrait la pression plus difficile. Cependant, il avait choisi des poids de un kilos, ce qui ne serait pas très compliqué, même pour une civile non sportive.

-Au moins comme cela vous ne risquez pas d'abimer vos précieuses mains. Essayez maintenant.

La jeune femme réussit sans mal, John mis alors encore un kilos de chaque coté, ce qui portait la charge totale à quatre kilos. La jeune femme y arriva en forant un peu, mais pas trop. C'était le calibrage parfait pour qu'elle fasse travailler ses jambes sans s'épuiser.

-Voilà. Maintenant à vous de refaire le mouvement encore et encore. Cela va faire travailler vos mollets, vos ischio-jambiers; vos cuisses, et vos muscles fessiers. Écoutez cette musique, celle de votre corps qui s'active. Votre cœur s'accélérant, envoyant un afflux sanguin pour oxygéner vos muscles. Votre souffle expirant le dioxyde de carbone produit par vos efforts. Une mécanique parfaite.

Miller s'était assis juste à coté d'elle sur une chaise à l'envers, son menton reposant sur ses mains, qui étaient appuyées sur le dossier. Pendant qu'elle travaillait un peu ses jambes, John voulu en apprendre davantage sur cette jeune femme.

-Parlez moi de vous, Elora. Racontez moi ce que vous faites dans la vie. Du moins ce que vous faisiez, et ce que vous comptez faire maintenant.
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Elora Carrington
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Dim 30 Aoû 2015 - 3:55

Après qu’elle eut terminé de jouer son morceau Elora avait regardé John longuement. Celui-ci était toujours allongé, les yeux fermés. Il semblait avoir apprécié le morceau que la jeune femme venait de jouer. Car il se redressa en applaudissant et en souriant légèrement. Il était plutôt beau lorsqu’il se détendait et souriait. Il l’observa à son tour. Légèrement gênée, elle rougit. Elle ne savait pas trop ou se mettre. Elle lui rendit alors simplement son sourire. C’était la moindre des choses qu’elle pouvait faire. L’ambiance semblait meilleure qu’au début de leur discussion. John avait l’air même plus détendu. Elle était toujours debout alors qu’il demeura assis. Elle posa son instrument et répondit à ses questions.

-« Je joue depuis toujours. J’ai grandit auprès d’une grand-mère violoniste et d’une mère professeur de musique. C’est ma grand-mère qui m’a offert ce violon là. Il lui a appartenu. Mais elle était arrivée à un âge ou elle avait du mal a en jouer, du coup, elle passait le plus clair de son temps à m’écouter. Sauf depuis que j’habitais sur Caprica, au grand désespoir de ma mère. »

Elle rougit de plus belle sous le compliment qu’il lui fit. Elle ne se voyait pas donner de concert. Elle n’avait pas trop l’habitude de jouer en publique. Elle se racla la gorge.

-« Si vous le dites, mais croyez moi, je n’ai pas pour habitude de jouer en public. Aujourd’hui c’est une exception. » dit-elle en le regardant.

Elle hocha de la tête alors qu’il lui confirmait que le débardeur était propre du matin. Elle doutait toujours mais ne dit rien. Elle lui avait fait une proposition maintenant elle devait s’y tenir. Elora lui faisait confiance. De toute manière, elle n’avait pas trop le choix. Comment aurait-elle pu imaginer qu’il l’observait discrètement entrain de se changer. Enfin, elle aurait très bien pu y penser, mais elle fit comme si de rien était. Après tout, elle l’avait bien observé lorsqu’il faisait son sport. Ces muscles et son corps qui travaillaient sous l’effort. Elle y repensait encore. Lorsqu’elle fit demi tour, elle constata qu’il était face au mur. Elle fut légèrement déçue. Elle s’était imaginée qu’il allait l’épier un peu. Elle prit sur elle et attendit ses instructions.

Elle observa la machine qui lui désignait et regarda comment elle était conçue. Elle fit légèrement la moue. Elle allait se trouver dans une position assez inconfortable. Enfin, cela ne pouvait pas être pire que là ou le Président Adar l’avait envoyé pour son stage pour valider une partie de son diplôme. Six mois avec le Secrétaire des Armées, elle avait du passer. Elle se souvint même des journées qu’elle devait rester avec les militaires à faire des exercices et même du tir. Mais il fallait avouer qu’elle n’était pas du tout douée. Elle passa devant Miller et lui sourit avant de prendre place sur la machine. Elle obéit et s’allongea sur le dossier de la machine. De là ou elle se trouvait, elle avait l’impression d’être une petite sourie qui allait se faire manger par le chat. Elle n’émit aucun commentaire et prit place tout en écoutant attentivement John. Mais machinalement les réflexes reprirent le dessus et se cala plus rapidement que prévu et elle attendit qu’il pose les poids nécessaire pour son activité sportive. Elle se doutait qu’il remarquerait bien qu’elle connaissait le fonctionnement de la machine.

Elle sourit d’un air malicieux. Effectivement sans poids c’était assez simple.

-« N’en mettez pas trop de poids. Je ne voudrai pas avoir des jambes de Hulk, s’il vous plaît. Je tiens à mes jambes de danseuses, fines et graciles. »

Elle remarqua qu’il avait pris des poids assez léger. Elle lui en fut grâce. Au passage, il se mettait même à faire de l’humour. L’homme qui se trouvait à ses cotés, semblait vraiment se dérider. Mais comme cela semblait trop facile pour la jeune fille, il rajouta quelques kilos. Elle se mit alors à souffler et respirer un peu plus fort.

-« Vous exagérez quand même là ! Cela commence à faire un peu lourd. Je vous ai dis que je tenais à ma silhouette et que je ne voulais pas ressembler à ce super héros vert et costaud. »

Elle se remit a exécuter le mouvement qu’il fallait effectuer sur cette machine pour faire travailler ses muscles. Cela commençait à être dure. Elle avait réussit à tenir un peu mais là elle peinait un peu. Mais pour ne pas faire sa chochotte, elle continua tant bien que mal. La Transpiration commençait à perler légèrement sur son front. Même son entrainement avec les quelques soldats qu’elle avait eu pendant son stage, ne lui servait plus à rien à l’heure actuelle. John avait du forcer un peu sur les poids. Elora pesta intérieurement, mais essayait toutefois de garder bonne figure.

Il lui expliquait comment son corps allait réagir à cet effort. Mais cette musique là, n’envoutait absolument pas la jeune fille. Elle hocha légèrement de la tête s’en rien dire. Elle préférait largement une sonate au violon qu’un effort musculaire sur cette machine. Alors qu’elle continuait à faire ses exercices, lui, s’assit sur une chaise tout en l’observant. Il se vengeait un peu de tout à l’heure. C’est alors qu’il lui demanda de lui parler d’elle. Une légère ombre passa sur le visage de la jeune femme. Que devait-elle lui dire ? Qu’elle avait été adoptée ? Que Adar avait commandité des choses concernant la jeune femme, obligeant son père adoptive à en exécuter une partie. Elle se résolut à ne rien dire. Pour le moment, c’était son jardin secret. Elle lui parlerait seulement de sa vie, toute simple, de petite fille modèle.

A chaque mouvement, ou elle reprenait son souffle, elle essaya de parler. Mais la chose était bien difficile. Cependant, elle releva le défit.

-« Je viens de Picon. J’ai passé la plus part de mon enfance entre Caprica City et la ville de Picon City. J’ai passé le plus claire de mon temps au milieu des fleurs. Même si mon père en temps que secrétaire de la vie botanique n’était pas un fan. Il faisait uniquement bonne figure car c’était sa fonction. Et bien sur qu’il suivait les ordres du Président Adar » dit-elle avec amertume.

Elle enchaine alors quelques mouvements un peu plus poussés alors qu’elle repensait au Président qu’elle aurait bien voulu étriper de ses propres mains.

-« Sinon comme je vous l’ai dis tout à l’heure, ma mère était professeur de violon. C’est elle qui m’apprit tout ce que je sais. »

Elle soupira

-« Sinon lors de l’attaque de Caprica, je sortais d’un cours de Science Politique. Je comptais déjeuner avec mon père qui avait un dernier rendez vous pour la journée avec Adar. Mais hélas, j’ai pris la direction du Spatio port à la place. »

Elle fit la moue.

-« Mais enfin de compte peut-être que c’était plus amusant que mon déjeuner »dit-elle d’un rire amère. Je plaisante d’une drôle de façon car enfin de compte la journée était des plus mouvementée. »


Elle passa la peau de sa main sur son front pour enlever la sueur qui la gênait.

-« Normalement, je mettais destinée à une carrière de violoniste mais après une altercation et une obligation de mon père adoptif, il me força à prendre une autre voix au plus grand désespoir de ma mère et de ma grand-mère ».

Elora n’avait même pas remarqué qu’elle avait parlé de Philippe Carrington comme son père adoptif. Cela lui avait échappé. Mais est-ce que cela avait une grande importance auprès des gens qu’ils sachent qu’elle avait été adoptée et qu’elle n’était pas réellement la vie du Secrétaire de la vie Botanique. Après tout maintenant, la colonie était décimée et ils ne restaient plus grand monde du gouvernement.

-« Mais bien sur je continuais à prendre en douce des cours de solfège et de violon. Je devais faire un récital quelques jours après l’attaque. Malgré que je suis assez rebutée de jouer ne public. En ce qui concerne mon avenir actuel, je ne sais pas encore ce que je vais pouvoir faire. Il faut juste que je réfléchisse rapidement et surement. Je vais certainement proposer mes services pour aider les réfugier ou peut être aller sur le Cloud Nine proposer mes services de musiciennes. A un moment ou un autre, il va bien falloir que je m’occupe et me rende des plus utile. Je n’ai pas encore réfléchis à la question, cela ne fait pas assez longtemps que je suis à bord du Galactica. Et vous que pensez vous que je doive faire ? »

Elle avait envie de savoir ce qu’il en pensait. Peut-être aurait-il une bonne idée ? Elle écoutait toujours ce que les gens avaient à lui dire. Mais n’appliquait pas forcément tout le temps les conseils. Mais avant d’arrêter ses exercices, elle lui demanda :

-« Et vous parlez moi un peu de vous ? Pourquoi avoir choisi une carrière militaire ? »

Elle le regarda un instant alors qu’elle venait d’arrêter de faire ces exercices.

-« Vous m’excusez mais là je crois que je n’en puis plus. Vous m’avez épuisé avec votre machine de la mort » dit-elle en souriant malicieusement.

Elle se redressa et sentait les muscles de son corps lui faire mal comme pas possible. Elle fit une grimace alors qu’elle essayait de se relever. C’est alors que Miller se leva à son tour et ôta d’abord les poids de la machine. Elle n’avait pas pensé à cela. John revint vers elle alors qu’elle essayait de se relever. Elle trébucha alors sur l’étui de son violon. Pour attérir dans les bras de Miller, trop épuisée par la séance de sport.

-« Oh veuillez m’excuser ! Je n’ai pas fais attention ou je mettais mes pieds.»

Ou alors l’avait elle fait exprès ? Personne ne le saurait et certainement pas Miller. Elle allait s’écarter de lui au moment ou elle sentie quelques choses de durs. Avait-il gardé son arme de service ? Innocemment ou inconsciemment, elle lui posa la question.

-« Vous avez gardez votre arme de service ? » dit-elle alors qu’elle se rendit compte de la bourde qu’elle venait de faire.

Elora rougit de plus belle, se cachant littéralement dans ses bras. John ne l’avait pas encore laché.

-« oh pardon ! » murmura-t-elle.

A cet instant, la jeune femme semblait confuse. Elle ne s’était jamais mise dans une situation pareille. Mais qu’est-ce qui lui avait pris. Elle se dégagea de l’étreinte involontaire et se retourna précipitamment pour récupérer son étui à violon. Il fallait qu’elle s’en aille le plus vite possible. Elle se sentait morte de honte.

-« Je crois que je vais vous laissez …… » bredouilla-t-elle.

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John Miller
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Ven 11 Sep 2015 - 4:54

-« Vous exagérez quand même là ! Cela commence à faire un peu lourd. Je vous ai dis que je tenais à ma silhouette et que je ne voulais pas ressembler à ce super héros vert et costaud. »

John ne pu contenir un rire malicieux.

-Aucune crainte, je peux vous assurer que vous n'obtiendrez pas de telles jambes avec 20 minutes de sport. Au mieux vous vous fatiguerez moins vite de quelques secondes par la suite.

John écouta avec attention l'histoire d'Elora. La jeune femme venait d'un milieu instruit, raffiné. Tout ce que John pouvait détester. Mais était-ce la douceur avec laquelle la violoniste s'exprimait, ou son visage angélique et apaisant qui captivait l'attention du marine ? Lui même ne saurait dire, mais le voilà en train de bêtement sourire pendant qu'elle lui racontait ses origines, son parcours. John buvait ses paroles, observant ses lèvres s'animer à chaque mot, ses yeux d'un bleu envoutant, ses sourcils se fronçant parfois au fil de l'effort, rêveur.

Puis, elle lui demanda son avis sur ce qu'elle devrait faire au sein de la flotte selon lui. Il du faire un grand effort pour sortir de sa stase contemplative et trouver ses mots sans balbutier.

-Et bien, vous dites avoir étudié les Sciences-Politiques n'est-ce pas ? Faites en ce que vous voulez, mais je pense que vous devriez mettre à profit vos connaissances pour aider à l'organisation gouvernementale ou politique de la flotte. Elle va en avoir grand besoin quand tout le monde sortira de la torpeur et commencera à vouloir s'arracher le pouvoir. Voilà mon avis de militaire. Sur un plan personnel, je vous conseillerais en appoint de jouer un peu de votre superbe musique. Elle a le pouvoir d'adoucir les cœurs et les esprits, vous le savez bien, et c'est très clairement ce dont les gens ont besoin, aussi.

Il lui sourit sincèrement, fier d'avoir réussi a mettre les formes dans sa réponse. Elle lui demanda ensuite plus d'information sur lui. Sans être désagréable ou ferme, il lui répondit toutefois :

-Je pense que moins vous en savez, mieux cela sera. Je n'ai pas choisi la carrière militaire. Je suis un ancien flic. Depuis que je suis en âge de comprendre que la société a besoin d'ordre pour fonctionner, j'ai toujours voulu l'être. Mes parents ne m'ont évidemment pas soutenus, mais le fait est qu'à l'heure d'aujourd'hui ils sont morts sous les bombes Cylons, et pas moi. Bref, j'ai été flic une bonne partie de ma vie, et puis j'ai travaillé pour le Gouvernement quelques temps. Ça ne s'est pas super bien passé, et je me suis retrouvé dans l'armée, chez les Marines plus précisément. Ça ne m'a pas fait plaisir, mais j'étais bon, apparemment, et de toute manière je n'avais plus aucun autre choix. J'ai donc gravi rapidement les échelons jusqu’à ce jour. Je devrais probablement être content d'avoir fini chez les marines finalement, c'est ce qui m'a permis d'être en vie aujourd'hui. Quoique, je me demande si les chanceux de l'histoire, ce ne sont pas ceux qui sont restés.

John fit une pause, et secoua la tête.

-Mais assez parlé de moi, c'est quelque chose que je n'aime pas vraiment faire en général.

Puis, elle arrêta de travailler ses jambes. Elle avait tenu plusieurs minutes, c'était pas mal. Il retira les poids et s'approcha d'elle, le sourire aux lèvres. En se levant, elle tomba dans ses bras. C'était sûrement dû au sport qu'elle venait de faire, ses jambes devaient être tétanisées. Il lui sourit en la rassurant, lui disant qu'il n'y avait pas de mal.

-« Vous avez gardé votre arme de service ? »

Miller mit un certain temps à comprendre. Il se demanda sérieusement s'il avait vraiment oublié son arme de service sur lui. Puis, il percuta et eut immédiatement honte de ne pas avoir remarqué cela plus tôt. Cependant, comment pouvait-on le blâmer ? Une divine créature s'était agité devant lui pendant de longues minutes. Il secoua la tête pour chasser ces idées et voir la violoniste retourner vers son étui, confuse. Elle semblait morte de honte et semblait vouloir partir. John ne voulait pas que ça s'arrête comme ça, après tout elle avait la première dans sa vie à l'avoir fait s'ouvrir de la sorte.
Toujours un sourire en coin, plus amusé que gêné de la situation, il se plaça derrière elle. Lorsqu'elle fit volte face pour repartir, John était juste là, à quelques centimètres d'elle. Il lui offrit une nouvelle fois un sourire, et se pencha vers Elora, passa une main derrière sa nuque, s'aventurant dans ses cheveux. Son autre main se posa sur l'épaule de la jeune femme, et glissa doucement sur son bras. Ses lèvres s'approchèrent. Sa dernière pensée fut de se dire qu'après tout, peut-être que lui aussi avait le droit de gouter au bonheur.

Il l'embrassa, longuement. Le temps se figea pour le marine.

Il fit un petit pas en arrière, pour lui laisser de l'espace, tout en laissant ses mains ou elles étaient. Avec un petit sourire malicieux, il scruta son regard pour savoir s'il allait s'en prendre une, ou non.
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Elora Carrington
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Sam 12 Sep 2015 - 8:21

Elora était bien trop absorbée par l’effort qu’elle fournissait pour remarquer l’expression de John alors qu’elle lui parlait. Elle avait parlé d’elle ouvertement, sans pratiquement rien cacher. Elle avait juste omis de dire que ses parents n’étaient pas ses vrais parents. A l’heure actuelle des choses, ce n’était pas si important que cela. Elle ne leva pas la tête vers lui alors qu’il mettait du temps à répondre à sa question. Elle s’était juste imaginée qu’il réfléchissait à la bonne réponse. Que devait-elle faire au sein de la flotte ? C’était une bonne question ! En bref, il lui proposait de faire agent du gouvernement et musicienne à la fois. Les deux, pour aider le peuple de Kobol qui allait en avoir besoin. Elle prit note de son avis et y réfléchirait assidument plus tard.

Elle l’écouta alors parlé de lui. Dès le début, il lui fit comprendre qu’il était préférable qu’elle ne pose pas trop de questions. Elle en prit note, mais cela voulait-il dire qu’il lui cachait quelque chose ? Les paroles de John furent dur aux oreilles de la jeune femme. Il parlait de ses parents mais l’émotion n’était pas là. Leur mort ne l’affectait pas. Du moins, c’était l’impression qu’elle eut. Alors qu’elle fournissait toujours des efforts, elle apprit qu’il avait été un flic, puis un agent du gouvernement, mais quel genre ? Car de la manière dont il en parlait cela n’avait pas du être très sympathique. Adar avait du être comme à son habitude. Il mettait des bâtons dans les roues des personnes qui ne voulaient pas voir graviter autour de lui.

Elle hocha de la tête. Effectivement, le fait d’avoir été marine l’avait certainement aidé à rester en vie, mais cela ne devait pas être que cela. Le mélange de son caractère et de ses compétences y étaient pour quelques choses. Mais elle n’émit aucun commentaire. De toute manière, il se demandait s’il n’était pas préférable d’être mort sur Caprica City.

-« Vous croyez !! Vous n’auriez pas eu le plaisir alors de me rencontrer très cher. » dit-elle à bout de souffle.

Elle fut touchée qu’il ait répondu à ses questions. Il ne semblait pas enclin habituellement à parler de lui. Elle en avait le privilège. C’était trop d’honneur pour la jeune femme. Ou alors, elle avait réussi à fissurer la carapace de son cœur. Elle n’aurait su le dire vraiment. Alors qu’il s’approcha d’elle après l’exercice qu’elle venait de fournir, elle tomba dans ses bras. Il se voulut rassurant. Elle trouva fort sympathique et des plus agréable, jusqu’au moment, elle fit une remarque qui la mit mal à l’aise.

Miller mit un temps pour réagir mais Elora se rendit compte tout de suite de ce qu’elle venait de dire. Elle en était morte de honte. Elle était déjà prête à partir. Elle se retourna et se trouva nez à nez avec John. C’était à peine si elle osait le regarder. Elle voulait fuir, prendre ses jambes à son coup. La situation était dès plus gênante pour la jeune femme. Il sourit. Elora était comme tétanisé. Elle le voyait sourire et se pencher vers elle. Elle sentit sa main passer derrière sa nuque. Allait-il osé l’embrasser ? Elle sentit ses doigts caresser sa longue chevelure. Un frisson parcouru l’échine d’Elora. Etait-ce du la peur ? A l’appréhension ? A l’excitation ? Elle n’aurait su le dire. Un autre frisson parcouru son corps alors que sa main venait de se poser sur son épaule et glisser sur son bras. Elle était complètement tétanisée mais cela se passa si vite, qu’elle n’eut vraiment pas le temps de réagir.

Elle voyait s’approcher dangereusement. Elle déglutit péniblement. C’est alors que ses lèvres se posèrent sur les sienne et il l’embrassa. Au début, elle ne répondit pas tout de suite au baiser puis après, elle se laissa aller dans ce sentiment de bien être. C’est alors qu’il s’éloigna légèrement d’elle. Elle resta perplexe mais bien. Il la regardait en souriant malicieusement. Elle l’observa. Il attendait sa réaction. Il fallait avouer qu’elle avait apprécié et dans un sens, elle récoltait ce qu’elle avait semé. Mais elle devait reconnaitre que cela faisait longtemps voir peut-être jamais qu’on l’avait embrassé ainsi. Elle ne lui en voulu pas, elle répondit à son sourire, d’un léger.

Puis s’avança un peu plus près de lui et posa ses mains sur son torse. Et avant de répondre à son précédent baiser, elle ajouta :

-«  Vous êtes un vil séducteur ! »

Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre, qu’elle posa ses lèvres sur les siennes. Il en était là de leur étreinte lorsqu’Elora entendit du bruit. Des pas, des paroles, du porte qui s’ouvre. C’est alors que quelques soldats entrèrent dans la pièce pour faire un peu d’exercice. Elle réagit rapidement, malgré son envie de ne pas terminer leur étreinte. Elle repoussa John et le regarda dans les yeux. En espérant qu’il comprendrait ce qu’elle s’apprêtait à faire. Sa main se leva si rapidement qu’elle que John n’eut pas le temps de réagir. Elle le gifla tout en signifiant :

-«  Vous n’êtes qu’un goujat ! »

Elle le regarda fixement et murmura : « désolée ! »
Elle avait fait cela, pour préserver la réputation du soldat. Sinon, il passerait son temps à se faire charrier et elle n’avait pas envie qu’on l’embête. Elle se pencha pour ramasser rapidement son étui à violon qui s’était ouvert. Une des coutures avait lâché et un bout de papier s’en était échappé. Mais elle ne le remarqua pas. Elle le referma rapidement, alors qu’elle entendait les autres officiers ricaner et lui demandait si elle allait bien. Elle hocha vivement de la tête et sortit rapidement de la salle de sport. Elle aurait préféré que cela se termine différemment mais le destin en avait voulu autrement. Elle en avait même oublié de récupérer son chemisier.

Elle n’entendit pas la remarque d’un des soldats :  

-« Miller, il faudrait revoir ta technique de dragues !! »

Le petit bout de papier trainait toujours sur le sol.  Il contenait un petit bout du secret d’Elora.

La lettre:
 

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John Miller
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MessageSujet: Re: Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ   Mer 14 Oct 2015 - 3:16

CE baiser fut au final relativement court, mais il se passa une éternité pour John avant que leurs lèvres se quittèrent. Miller attendait une claque d'Elora, commençant à la cerner. Visiblement, pas assez. Elle posa ses mains sur son torse, ce qui eu pour effet de le faire frissonner d'excitation.

-« Vous êtes un vil séducteur ! »

Il sourit alors, ayant décelé l'ironie dans sa voix. Il n'eut le temps de répondre, qu'elle l'embrassa de nouveau. Miller ferma les yeux et se laissa aspirer dans une spirale de bien être, se retrouvant subitement à l'autre bout de l'univers. Le temps d'un instant, John oublia les images affreuses de Caprica City, du vieil homme qu'il avait tué.
L'instant fut bien trop court, et ils furent stoppé dans leur élan par la porte de la salle de sport qui s'ouvrit. Automatiquement, Elora repoussa John et lui asséna une gifle.

-« Vous n’êtes qu’un goujat ! »

Miller lui lança un regard effaré. C'est après qu'elle se soit excusée discrètement qu'il crut comprendra la manœuvre. Une personne comme elle ne devait pas être vue avec un homme comme lui, surtout avec les postes d'importance auxquels elle risquait d'accéder. Il se frotta la joue et la laissa partir. Il ne remarqua pas a papier tombé au sol.

-« Miller, il faudrait revoir ta technique de dragues !! »

Le marine se retourna vers son collègue qui avait dit ça, et l'attrapa par ses cheveux beaucoup trop longs pour être réglementaires. Les trois autres marines l’accompagnant et beaucoup moins gradé que John n'osèrent pas bouge un petit doigt.

-« C'est bon, c'est bon ! Bordel ... »

Sans un mot, Miller attrapa son sac de sport, et vit au passage un papier traîner. Il était sûr de ne pas l'avoir vu avant, il l'attrapa donc et après avoir lu rapidement le message, il le fourra dans une poche. Il attrapa au passage le chemisier de la belle, et se dirigea vers la sortie. Alors qu'il referma la porte derrière lui, il porta le vêtement à son visage et inspira. Il sentait son parfum raffiné, Miller ferma alors les yeux pendant qu'il essayait de se remémorer la sensation de ses lèvres sur les siennes.
Il jeta un coup d’œil dans le couloir, mais évidemment Elora n'était plus là. Il se dirigea alors vers sa destination initiale, les quartiers des sous-officiers.
Il ne prêta pas attention à l'équipage autour de lui, tout ce qu'il faisait c'était se remémorer ce passage dans sa tête, et le visage d'Elora. En boucle. Une fois arrivé aux quartiers, il jeta son sac à terre et s'allongea sur sa couchette, le chemisier de la jeune femme à coté de lui. Il sorti alors le papier de sa poche, et le lisa une fois de plus. Il ne connaissait ni de Philippe, ni de R.A. A part Richard Adar, l'ex Président des Colonies. Mais bien sûr, cela ne pouvait être lui. Il se dit qu'il rendrait le papier à la jeune femme la prochaine fois qu'il la croiserait. Il se demanda d'ailleurs quand il la recroiserait. Il espérait ne pas devoir attendre trop longtemps, elle lui manquait déjà.

Le corps lourd, il s'endormit alors dans un sommeil profond, son rêve un peu moins obscurs que d'habitude.
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Rencontre (pv John Miller/Elora Carrington) TERMINÉ
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